Libye : 7000 prisonniers toujours maltraités et torturésLundi 28 Novembre 2011
 Dans un premier rapport depuis la libération de la Libye, les Nations unis pointent des actes de maltraitances et de tortures pratiqués sur 7000 prisonniers retenus par les anciens rebelles. Des femmes et des enfants figurent parmi eux.
Accusés d'être d'anciens mercenaires au service de l'ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, les détenus croupissent dans des cellules en attente de jugement. Ian Martin, le représentant de l'ONU sur place, a tiré la sonnette d'alarme sur les graves manquements au respect des droits de l'homme concernant les prisonniers.
Majoritairement originaires d'Afrique sub-saharienne, les prisonniers ne bénéficient d'aucun processus judiciaire, les autorités libyennes n'ayant pas encore mis en place de système capable de les juger.
Selon le rapport, « il reste beaucoup à faire pour régulariser la détention, prévenir les abus et libérer ceux dont la détention ne doit pas être prolongée ».
L’ONU appelle le gouvernement à engager des procédures contre les auteurs de tortures. Des cas d'individus pris pour cible en raison de la couleur de leur peau ont été signalés.
Ahmed Bani, porte-parole de la nouvelle armée de la Libye, a déclaré le 28 novembre ne pas être au courant de présumés mauvais traitements.
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