Fiche pays : République du Cap-VertLundi 7 Mars 2011

- Capitale : Praia
- Population : 530 000 habitants
- Superficie : 4 033 km2
- Langues : Portugais et créole capverdien
- Religions : Christianisme
- Monnaie : Escudo cap-verdien
- Chef de l’État : Pedro Pires
- Pays frontaliers : Archipel se trouvant dans l'océan Atlantique, au large des côtes du Sénégal, de la Gambie et de la Mauritanie.
- Indépendance : du Portugal le 5 juillet 1975
- Contexte politique et institutionnel :
La constitution du Cap-Vert approuvée en 1980 et révisée en 1992 définit les bases de l'organisation gouvernementale. Le gouvernement est « l'organe qui définit, conduit et exécute la politique générale interne et externe du pays» et est responsable devant l'Assemblée nationale. Le Premier ministre est le chef du gouvernement et désigne les autres ministres et secrétaires d'État. Les membres de l'Assemblée nationale sont élus au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Les dernières élections ont eu lieu en 2006. Le Premier ministre est nommé par l'Assemblée nationale et sa charge lui est conférée par le Président. Le Président est le chef de l'État et est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans, la dernière élection ayant eu lieu en 2001. Suite à son indépendance du Portugal le 5 juillet 1975, le Parti Africain pour l'Indépendance de la Guinée et du Cap Verde (PAIGC) établit un système politique unipartite. Celui-ci devint le Parti africain pour l'indépendance du Cap Vert (PAICV) en 1980 après que le Cap Vert s'émancipa de la Guinée-Bissau. Des élections pluripartites eurent lieu pour la première fois en 1991. Le parti de l'opposition, le Mouvement pour la démocratie (MPD), remporta les élections législatives et forma un gouvernement. Le candidat du MPD remporta aussi l’élection présidentielle face au candidat du PAICV. Lors des élections législatives du 22 janvier 2006, le Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert (PAICV) obtient 52,32 % des voix et 41 sièges et donc la majorité absolue, largement devant le premier parti de l’opposition le Mouvement pour la démocratie (MPD, 28 sièges) et l'Union capverdienne indépendante et démocratique (UCID, 2 sièges). Le régime démocratique du Cap Vert est stable. Les élections passées ont été considérées comme libres et justes.
- Contexte économique :
Le PIB (produit intérieur brut) du Cap-Vert se situe au 188ème rang mondial, en raison de la faiblesse de ses ressources naturelles. Le pays est régulièrement victime de pénuries d'eau dues à la déforestation ancienne et à de longues périodes de sécheresse. Seules quatre des dix îles de l'archipel peuvent soutenir une production agricole pendant les périodes de pluie normales. En 2007, le Cap-Vert a quitté le groupe des pays les moins avancés. L'économie capverdienne est orientée vers les services avec le commerce, les transports, le tourisme et les services publics. Ce qui représente trois quarts du PIB. L'aide internationale représente un complément de budget essentiel. Le tourisme est en développement mais l'éloignement des pays riches en fait une destination relativement marginale. Les ressources naturelles principales du pays sont le sel, la pouzzolane (utilisée dans la fabrication du ciment), la pêche et les bananes.
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Bref aperçu de la situation des droits de l’homme : Le Cap Vert a signé et/ou ratifié les grands Pactes et Conventions: le Pacte International relatif aux droits civils et politiques, le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, la Loi sur la torture, les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes et la Convention sur les droits de l’enfant. Les libertés, les droits et les garanties sont assurés et défendus dans la Constitution capverdienne.
- Violence contre les femmes
Il semblerait que globalement cette violence soit largement acceptée. Si plusieurs réformes législatives ont été adoptées afin de renforcer la protection des femmes contre les violences, le Cap vert n’a toujours pas adopté de loi spécifique sur les violences à l’égard des femmes. Faute de protection adéquate, les violences domestiques continuent à être perpétrées à grande échelle et en dépit des engagements internationaux pris par le pays en ratifiant le Protocole à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, le Cap-Vert reste un pays de transit pour la traite des femmes et des filles. Avec le développement du tourisme, l’exploitation sexuelle des femmes reste de grande ampleur.

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Dans le numéro de
Mars-Mai 2012 |

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