Fiche Pays : République du BurundiMardi 14 Septembre 2010
 Fiche Pays : République du Burundi Unité, Travail, Progrès
Capitale : Bujumbura
Population : 9 511 330 habitants
Superficie : 27 834 km2
Langue : kirundi (de jure) et français (de facto)
Monnaie : Franc burundais
Chef de l’État : Pierre Nkurunziza
Pays frontaliers : Rwanda, République démocratique du Congo, Tanzani
Indépendance : 1er juillet 1962 (de la Belgique)
Taux d’alphabétisation des adultes : 59,3 %
Contexte politique et institutionnel : Le Burundi est une république multipartite à régime présidentiel où le Président occupe les charges de chef de l'État et de chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que les deux chambres du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) partagent le pouvoir législatif avec le gouvernement. Après une décennie de guerre civile (de 1993 à 2002) entre la majorité Hutu et l'armée, dominée par la minorité Tutsi, qui a fait près de 300 000 morts, le Burundi a organisé ses premières élections démocratiques en août 2005. Ces élections ont été reconnues comme exemplaires par les observateurs internationaux. Cependant, certains élus, avec un passé criminel avéré, ont pu présenter leurs candidatures en profitant de l'amnistie octroyée dans le cadre de la politique de réconciliation nationale en vigueur. 3 299 détenus ont été libérés y compris ceux reconnus coupable de génocide. Le Président Pierre Nkurunziza a été réélu en juin 2010. Trois importants chefs de l'opposition ont fui le pays ou sont entrés dans la clandestinité depuis.
Contexte économique : L'économie du Burundi est principalement rurale, basée essentiellement sur l'agriculture et l'élevage. La production agricole se répartit entre les produits destinés à l'export, comme le café, le thé et le coton, et la culture vivrière. La population dépend à plus de 90% de cette agriculture, qui représente environ 50% du PIB. La période de guerre civile qui débute en 1993, doublée par l'embargo décrété par les partenaires économiques du pays en 1996, ont fait régresser le PIB d'environ 20% entre 1993 et janvier 1999 (date de fin de l'embargo). La population active a été multipliée par deux entre 1990 et 1999, passant de 2 millions de personnes à 4 millions. Un actif sur deux est une femme, et la moitié de la population active a entre 10 et 14 ans. Le taux d'alphabétisation est faible, en raison de la faible scolarisation des enfants. Seulement 10% des garçons burundais ont droit à un enseignement secondaire. La crise a également fait diviser par trois le niveau de l'aide publique au développement, la faisant passer à moins de 100 millions de dollars US. Le pays se trouve classé parmi les huit pays les plus pauvres du monde. La situation s'est notablement aggravée avec un taux de pauvreté chez les urbains estimé à 63% de la population en 1998.
Bref aperçu de la situation des droits de l’homme : Le 22 novembre 2008, le parlement du Burundi a adopté un nouveau code pénal prévoyant l'abolition de la peine de mort ainsi que des dispositions de droit international contre le génocide, les crimes contre l'humanité et de guerre. Cependant, ce nouveau code pénal prévoyait de pénaliser l'homosexualité qui était jusqu'alors tolérée.
- Libertés publiques
Les organisations indépendantes exprimant des opinions critiques sur la politique gouvernementale ou sur la gestion des affaires publiques sont la cible d’actes d’intimidation de la police, des officiers du ministère public ou de l’administration publique. La restriction des libertés publiques frappe également les professionnels des médias.
- Torture
Les rapports d’organisations non gouvernementales telles que la Ligue Iteka (la ligue burundaise des droits de l’homme) ou l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) font état régulièrement de cas de tortures. Au cours l’année 2007, la Ligue Iteka a enregistré 537 cas et l’ACAT 107 cas.
- Discrimination envers les femmes
La femme burundaise demeure victime des discriminations juridiques, politiques et socio-économiques. Le code des personnes et de la famille contient des dispositions discriminatoires à l’endroit de la femme relativement à la déclaration des naissances, le mariage des étrangers, l’institution du mari comme chef de famille, le mariage d’un impubère, etc. Les violences sexuelles à l’égard des femmes demeurent taboues. De 2004 à novembre 2007, le centre Seruka de Médecins sans frontière Belgique a enregistré 5466 cas de violences sexuelles.
- Meurtres d’enfants albinos
Selon Amnesty International, des enfants atteints d’albinisme ont été tués et dépecés par des Burundais qui ont vendu des parties de leurs corps à des sorciers en Tanzanie. Un jeune garçon albinos a été tué le 23 février 2009 par des individus armés entrés chez lui par effraction. Ils ont ligoté ses parents et lui ont tranché les membres.
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