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Fiche Pays : Afrique du Sud

Fiche Pays : Afrique du Sud
République d’Afrique du Sud - L’Union fait la force (Ex Unitate Vires)  

Capitale : Pretoria

Population : 48 782 756 hab. (en 2008, environ 1.4 fois le Canada), soient 79,2 % de Noirs, 9,2 % de Blancs, 9 % de Métis et 2,6 % d'Asiatiques

Urbanisation : Population urbaine 57 % - Population rurale 43 %

Superficie : 1 219 090 Km2 (environ 1/8 du canada)

Langue principale : anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, zwazi, ndebele, sesotho, setswana, xitsonga, tshivenda, ndebele

Prévision de croissance du PIB : 4,2% en 2010

Monnaie : Rand

Frontières terrestres : 4 750 km (Botswana 1 840 km; Lesotho 909 km; Namibie 855 km; Mozambique 491 km; Swaziland 430 km; Zimbabwe 225 km)

Indépendance : 31 mai 1910 (ancienne colonie britannique)

Villes principales : Le Cap, Durban, Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth, Roodepoort, Pietermaritzburg, Germiston, Bloemfontein, East London, Kimberley, Springs, Vereeniging.

Contexte politique : le président de la République est à la fois le Chef de l'état et le chef du gouvernement. Il est élu par le parlement (chambre inférieure), c'est en général le leader du plus grand parti, pour un mandat de 5 ans. Le président est le commandant en chef des forces armées, il déclare la guerre ou la paix et nomme le gouvernement. L'Afrique du Sud a une législature bicamérale. Les membres du parlement sont élus au suffrage universel sous un système de représentation proportionnelle pour un mandat de 5 ans et le Conseil national des provinces (la chambre supérieure) compte 90 sièges, chacune des 9 provinces en élit 10 membres pour un mandat de 5 ans. Le président peut dissoudre le parlement si une majorité des membres de l'Assemblée nationale veulent sa dissolution et que trois années se sont écoulées depuis la dernière élection. Le principal parti politique est l'ANC - le Congrès national africain - un parti politique social démocrate formé par Nelson Mandela pour combattre l'apartheid, qui est au pouvoir depuis 1994. Les autres partis importants sont le Parti chrétien démocrate africain (ACDP), le Parti de la liberté Inkatha (IFP), l’Alliance démocratique (DA), le Parti communiste sud africain (SACP) et le Mouvement démocratique unifié (UDM). Le Président actuel est Kgalema MOTLANTHE (élu depuis septembre 2008) et le vice-président exécutif est Baleka MBETE (depuis septembre 2008). Les prochaines élections présidentielles auront lieu en avril 2009.

Contexte économique : l'Afrique du Sud est la première puissance économique du continent africain. Son économie est l'une des plus développées du continent et profite d'infrastructures modernes couvrant tout le pays. Depuis 1994, l'Afrique du Sud a opté pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l'État afin de réguler l'économie, de modifier la répartition inégalitaire des richesses et d'assurer une meilleure protection des catégories sociales historiquement et économiquement les plus défavorisés. Depuis 1994, le pays a affiché une croissance régulière de 5% en moyenne. Le pays est l'un des premiers producteurs mondiaux d'or et de platine et dispose de sociétés et d'entreprises nationales extrêmement prospères et compétitives sur les marchés internationaux.

Bref aperçu de la situation des droits de l’homme : l'Afrique du Sud a le secteur associatif non-gouvernemental le plus développé du continent entier, avec plus de 50 000 organisations non-gouvernementales au total. Les organisations des droits de l'homme de l'Afrique du Sud ont une vaste expérience pour ce qui est des problèmes de privation économique et sociale vus d'une perspective des droits. La raison historique est sans aucun doute liée au racisme institutionnalisé de temps de l’Apartheid. Cet environnement particulier dans lequel les organisations des droits de l'homme de l'Afrique du Sud ont évolué, a créé un cadre d'activistes relativement bien formés. Presque 15 ans après la fin de l’apartheid, et en dépit des profondes transformations dont a bénéficié la société sud-africaine, les défis à relever ne manquent pas pour la « nation arc-en-ciel ». Dans un contexte de pauvreté et de chômage endémiques, de nombreuses violations des droits humains demeurent. L’Afrique du Sud compte plus de 43% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 500 dollars par an , le taux de chômage est d’environ 25% et plus de 11 millions de personnes bénéficiaient du dispositif public d'aide sociale.

  • Comme le niveau élevé de criminalité restait un sujet d'inquiétude pour une majorité de l'opinion publique, l'élaboration par des organismes gouvernementaux et des membres de la société civile d'une charte de prise en charge des victimes de la criminalité a progressé. Une commission parlementaire a recommandé en juillet 2007 la création d'un organe fédérateur qui opérerait la fusion de la Commission sud-africaine des droits humains et d'autres organismes, notamment la Commission pour l'égalité des sexes, de manière à améliorer l'efficacité de ces organes, à réduire les coûts et à promouvoir l'indivisibilité des droits humains.
  • Concernant les conditions carcérales, les étrangers détenus par la police ou dans des centres de rétention voient leurs droits bafoués. Les demandeurs d'asile continuent de rencontrer des difficultés pour accéder aux procédures de détermination du statut de réfugié. Le rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste s'est déclaré préoccupé par le fait que des migrants pouvaient être maintenus en détention trente jours et plus sans examen judiciaire obligatoire, et que les autorités ne respectaient pas le principe du non-refoulement.
  • Les violences sexuelles, mais aussi d'autres formes de violences contre les femmes, continuent d'être signalées en très grand nombre. 52 617 viols ont été signalés entre avril 2006 et mars 2007. On a également dénombré 9 327 plaintes pour« attentat à la pudeur », une qualification comprenant le viol anal et d'autres formes d'agressions sexuelles que le droit pénal sud-africain n'incluait alors pas dans la définition du viol. Les statistiques publiées en décembre 2007 pour la période allant d'avril à septembre 2007 faisaient état de 22 887 plaintes pour viol.
  • Autre mal sud-africain : le virus du Sida. On estimait que 5,5 millions de personnes vivaient avec le VIH/sida en 2007. En mai, le gouvernement a adopté un nouveau plan stratégique national de lutte contre le VIH/sida pour la période 2007-2011, après six mois de consultations ayant réuni divers ministères, des organisations de la société civile et des professionnels de santé. Le plan avait pour objectif de porter à 80 % la proportion de personnes concernées pouvant accéder aux thérapies, aux soins et aux services d'aide, et de résoudre les obstacles structurels limitant la prévention ainsi que l'accès aux traitements et aux soins. Selon les chiffres officiels publiés en mai 2007, 303 788 patients bénéficiaient d'une thérapie antirétrovirale dans le secteur de la santé publique. Les organisations chargées de veiller au respect du droit à la santé déploraient toutefois le fait que ce chiffre représentait moins de la moitié du nombre total de patients ayant besoin d'un tel traitement. En mai 2007, après avoir reçu plusieurs plaintes et constaté l'insuffisance des services de santé dans de nombreuses provinces, la Commission sud-africaine des droits humains a organisé des audiences publiques sur le droit à l'accès aux services de santé.

(Source : données chiffrées du Rapport 2008 Amnesty International)




OFFRE SEPTEMBRE 2010



Ce qu'ils disent du magazine...

« J'ai reçu votre premier numéro, c'est un vrai voyage en éthique, au milieu de gens biens et de réalités monstrueuses mais pas désespérés car les acteurs qui les combattent sont là et en témoignent. C'est fabuleux cette idée du témoignage. Des demandeurs d'asile, à Bioforce en passant par le Xo, Brainforest, le théâtre à sa fonction première au Burkina... c'est bon d'être avec tous ces acteurs. Bravo à votre équipe et merci pour eux parce que vous leur rendez hommage et service. J'espère sincèrement qu'il y aura une et des suites. »
- Emmanuel Merleau, Paris, France

« À toute l'équipe d'Éthiques et Sociétés, je voudrais tout d'abord vous exprimer mes remerciements au nom de tous les Africains pour l'initiative que vous prenez, en leur faveur, afin que leurs voix puissent se faire entendre, médiatiquement parlant, d'une façon objective.  »
- Amel Bejaoui, Tunis, Tunisie
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