Djibouti : les ONG de défense des Droits de l’homme tirent la sonnette d’alarmeLundi 7 Novembre 2011
 La Fédération internationale des Ligues des droits de l'homme et son organisation membre à Djibouti, la LDDH, ont dressé le 4 novembre un tableau très sombre de la politique djiboutienne à l'égard de l'opposition.
Les deux organisations dénoncent la répression qui frappe toutes les voix qui protestent contre le gouvernement actuel, soient la multiplication des arrestations et détentions arbitraires, la pratique de la torture, la négation de la liberté d'expression, etc...
Les deux organisations ont listés plusieurs cas de détentions arbitraires, six mois après l'élection présidentielle qui a vu le président Omar Guelleh reconduit pour un troisième mandat, et ont dénoncé un bilan de la répression post-électorale qui s'alourdit de semaines en semaines.
Selon les deux ONG, le 16 octobre dernier, plusieurs dizaines de jeunes diplômés chômeurs issus de l'Université de Djibouti ont été interpellés lors d'une manifestation à la Place Lagarde à Djibouti-ville appelant à une politique sociale d'emploi. Placés en garde à vue au centre de rétention de Nagad, 32 des jeunes interpellés ont été déférés devant la justice et placés aussitôt sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Le verdict a été mis en délibéré et devrait intervenir dans les prochains jours.
« Le gouvernement djiboutien doit procéder à la libération immédiate de tous les jeunes et tous les prisonniers politiques qui sont actuellement emprisonnés à Djibouti. Le gouvernement à l'obligation de se conformer aux engagements pris en matière de protection des droits humains » a déclaré Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH.
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