Côte d’Ivoire : des allégations d’abus sexuels contre des soldats de l’ONU révélées WikiLeaksDimanche 4 Septembre 2011
 L’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a reconnu le 1er septembre avoir « récemment reçu des allégations d’exploitation et d’abus sexuels impliquant ses éléments militaires et de police basés à l’ouest du pays ». Une enquête est en cours et les casques bleus pourraient être sanctionnés par leurs pays d'origine si les allégations étaient vérifiées.
Aucune précision sur la nature exacte des faits reprochés ni sur la nationalité des suspects n’est indiquée. L’ ONUCI se fonde principalement sur les informations contenues dans un télégramme diplomatique publié par WikiLeaks.
Selon Le Monde.fr, le document en question indiquent que des diplomates américains racontent qu’en 2010, une ONG britannique avait effectué un sondage auprès de dix jeunes filles dans un quartier de Toulepleu. Huit avaient reconnu avoir eu des relations sexuelles avec des soldats de maintien de la paix en échange de nourriture ou d’hébergement.
L’ONUCI tient à exprimer « ses regrets les plus profonds aux victimes potentielles » et à affirmer qu’elle poursuivra l’application de sa politique de« tolérance zéro » sur le sujet.
L’ ONUCI précise également qu’une mission d’évaluation appuyée par l’Unicef et Save the children a séjourné dans la région, la semaine dernière. Elle était chargée d’évaluer la situation, préciser les allégations, faire une inspection des camps et sensibiliser le personnel.
L’ ONUCI avait déjà été éclaboussée en 2007 par des cas d’abus sexuels perpétrés par des casques bleus marocains basés à Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire.
Présente depuis avril 2004, l’ ONUCI compte actuellement quelque 8 000 casques bleus déployés en Côte d’Ivoire.
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