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Commerce illégal d'ivoire : 23 pays pointés du doigt par WWF

Mardi 24 Juillet 2012
Commerce illégal d

L'ONG environnementaliste WWF a publié le 23 juillet un rapport pointant 23 pays impliqués dans le commerce illégal d'ivoire d'éléphants et de parties de tigres et de rhinocéros. Les pays d'origine, de transit et de destination de parties de ces animaux « ne prennent pas les mesures nécessaires pour contrer ce commerce » déplore l'ONG.

L’organisation dresse « un carton rouge » pour le Vietnam qui constitue la première destination pour les cornes de rhinocéros. Il est à l'origine de la vague de braconnage en Afrique du Sud où 262 rhinocéros ont été massacrés pour leurs cornes ces six premiers mois. « De nombreux Vietnamiens - dont des diplomates - ont été arrêtés ou impliqués en Afrique du Sud » dans des affaires de contrebande, selon l’ONG.

La Thaïlande est quant à elle la destination principale de l'ivoire africain, avec la Chine. Si, la Chine « doit renforcer et améliorer » ses contrôles sur l'ivoire, la Thaïlande doit « purement et simplement » en interdire le commerce, estime le WWF France. Le Laos et le Mozambique sont également pointés dans le rapport.

L'Inde et le Népal – pays d'origine et de transit - ont en revanche pris des mesures pour lutter contre ce fléau en mettant en place des agences spécialisées de la criminalité de la faune, cite le rapport.

En cette période de vacances, WWF France prévient « qu'acheter des objets en ivoire ou des parties de tigres et de rhinocéros est un crime ». Le commerce d'ivoire d'éléphants domestiques étant autorisé en Thaïlande, « les contrebandiers utilisent ce pays comme destination intermédiaire. L'ivoire africain y est blanchi puis exporté sous l'étiquette d'ivoire «thaïlandais». Souvent, les souvenirs proviennent du braconnage », a expliqué dans un communiqué WWF Suisse.

La Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées interdit ou régule le commerce international de plus de 34 000 espèces protégées. Selon Interpol, des espèces animales et végétales d'une valeur de plus de 13 milliards d'euros sont négociées chaque année au marché noir.

(Source: http://www.actu-environnement.com)



Dans le numéro de
Mars-Mai 2013


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