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Analyse/Décryptage

Victoire des Conservateurs aux dernières élections canadiennes.
Quelle stratégie d'aide internationale pour le Canada les cinq prochaines années ?

Benoîte Labrosse

« Si le passé est garant de l’avenir, ça augure mal pour les activités humanitaires d’envergure », souligne d’entrée de jeu le directeur exécutif de l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire, François Audet, quand Éthiques et Sociétés l’interroge sur les implications de la réélection du Parti conservateur du Canada à la tête du pays le 2 mai dernier.

Comme de nombreux électeurs, le milieu de l’humanitaire et du développement international s’interroge sur ce qu’il l’attend au lendemain d’une élection qui a totalement changé le visage politique du Canada en portant au pouvoir le premier gouvernement conservateur (droite économique) majoritaire depuis 1988, assorti de la toute première opposition officielle néo-démocrate (gauche sociale-démocrate) de l’histoire canadienne.

François Audet, le directeur exécutif de l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire (OCCAH), basé à Montréal, au Québec, rappelle que depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur en 2006, « l’aide humanitaire a de plus en plus tendance à se « confessionnaliser » et à se militariser, tandis que [les programmes de] développement international deviennent de plus en plus liés aux retombées économiques pour le Canada. »

« Il faut apporter une nuance entre l’aide humanitaire, qui est la réponse rapide aux catastrophes, et le développement international, qui œuvre sur le long terme dans les pays dits émergents », précise au passage le chercheur. « Maintenant les conservateurs réélus, il est raisonnable de penser que l’aide humanitaire va continuer sur sa lancée militarisée dans des zones comme l’Afghanistan et le Pakistan, par exemple », poursuit le directeur de l’OCCAH.

Du côté du développement international, M. Audet s’attend à ce que le mouvement de ciblage des partenariats et leur concentration sur le continent américain se poursuivent. « En pratique, le financement de programmes en Amérique latine - où les partenariats sont plus profitables d’un point de vue économique à court terme - représente un gain domestique, car l’impact se voit plus rapidement et donne ainsi une image d’efficacité au gouvernement », explique-t-il.

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