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Urgence

Conflit malien
Retour au pays pour des centaines de déplacés

Charlotte Lopez

Même si le Mali est toujours considéré dans une situation humanitaire précaire et que les combats s’y poursuivent, des centaines de déplacés tentent depuis quelques semaines de rentrer au Nord-Mali, où le train-train quotidien reprend peu à peu son cours.

La crise malienne débutée en mars 2012 laisse aujourd’hui plus de 175 000 Maliens réfugiés dans un pays voisin du leur, que ce soit au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger, en Algérie, en Guinée ou au Togo. Près de 300000 autres sont considérés comme des déplacés internes, c’est-à-dire qu’ils ont quitté la région touchée sans toutefois fuir le pays.

Récemment, des centaines d’entre eux ont pris le chemin du retour, même si le conflit n’est pas terminé. « C’est qu’ils n’ont pas d’autres choix », estime William Spindler, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). «La raison principale de leur retour est le manque de travail et d’hébergement dans des grandes villes [du Sud] comme Bamako, explique-t-il. Les déplacés vivent généralement dans des familles d’accueil, mais ces familles hébergent entre 5 et 12 personnes, et ce depuis le mois de mai 2012. Les conditions sont très difficiles.»

La vie au Sud se révélant également trop chère pour plusieurs, les déplacés retournent au Nord, où le train-train quotidien des habitants reprend petit à petit. Sauf que, comme le rappelle William Spindler, la situation reste laborieuse, car les villes du Nord qui ont été prises par les rebelles, comme Gao ou Tombouctou, ont connuesénormément de dégâts.

«Certains quartiers de Gao n'ont pas accès à l'eau en raison de la défaillance des pompes et du manque d'électricité», a fait remarquer en mai dernier le porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), Jens Laerke, en conférence de presse. «À l'extérieur de la ville, la situation est encore pire, puisque l'eau du fleuve Niger est la seule source d'eau et que 22 cas de choléra ont été recensés en mai, explique-t-il, ajoutant que deux personnes sont mortes de cette maladie. «Le risque d'épidémie est élevé ».

(Crédit Photo: UNHCR / H.Caux)
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