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Urgence

Situation humanitaire au Nord-Mali ou quand la crise alimentaire dégénère

Étienne Plamondon Emond

Déjà accablé par une famine, le Mali a basculé dans une catastrophe humanitaire depuis l'éclatement des rébellions armées dans le nord du pays et le coup d'état militaire organisé dans le sud. Le 21 mars dernier, le président malien Amadou Toumani Touré a été renversé à Bamako par des soldats basés à Kati, ville proche de la capitale. Ces derniers l'accusaient de ne pas supporter suffisamment l'armée face à des guerriers touaregs revenus de la Libye lourdement armés. La manœuvre des putschistes a plongé le pays dans la confusion et l'improvisation, laissant ainsi le champ libre aux rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA) et au groupe islamiste Ansar Eddine. Ceux-ci ont conquis, dans les jours suivants, les villes de Kidal, Gao et Tombouctou, dans le nord-est du pays, puis se sont alliés pour déclarer l'indépendance de l'Azawad et y instaurer progressivement la charia. Le Nord-Mali s'est aussitôt transformé en terrain miné pour les organisations humanitaires.

Plusieurs d'entre elles, installées depuis des décennies dans la région, ont été contraintes de fermer leurs bureaux régionaux. « Les ONG humanitaires sont obligées de trouver des stratégies de contournement, en employant uniquement du personnel local et en faisant un peu profil bas pour aller dans le nord », explique, depuis Paris, Salvator Saguès, chercheur à Amnesty International. Il signale au passage que certains convois humanitaires non-musulmans se sont vus refuser un accès au Nord.

Dans un imposant rapport publié le 16 mai, Amnesty International s'inquiétait des nombreuses violations aux droits de la personne répertoriées dans les témoignages recueillis auprès de déplacés maliens. Les viols de femmes se multiplient et l'enrôlement d'enfants soldats commence à devenir une pratique courante. Amnesty International a exhorté tous les groupes à respecter la convention de Genève en traitant humainement les civils et toutes les personnes qui ne participent pas directement au combat. Leur appel est resté lettre morte.

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