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Solidarité : L’Afrique en marche, un an plus tard

Propos recueillis par Vincent Rességuier

Journaliste basée durant sept ans à Dakar, au Sénégal, Marie-Laure Josselin a participé au tournage de la série L’Afrique en marche, diffusée il y a un an à la télévision de Radio-Canada, le réseau canadien de télévision nationale. Ce documentaire en quatre volets met en valeur des personnalités africaines à l’origine de projets innovants et solidaires. L’initiative avait pour objectif de gommer l’image stéréotypée d’une Afrique « assistée ». Marie-Laure Josselin s’est depuis installée à Montréal, au Québec. Pour Éthiques et sociétés, elle a accepté, non sans émotions, de revenir sur son expérience africaine. Entrevue.

Éthiques et Sociétés : Dans L’Afrique en marche, vous avez réalisé les entrevues du volet Afrique de l’Ouest, à propos de deux artistes engagés. L’actrice, réalisatrice et journaliste malienne Fatoumata Coulibaly, qui se bat contre l’excision, et le chanteur de reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly qui dénonce des injustices dans ses chansons et finance deux écoles. Que retenez-vous de ces rencontres?

Marie-Laure Josselin : Ce sont deux personnes exemplaires, très impliquées. Tiken Jah demeure en Afrique, il a une grosse voiture, mais il vit modestement. Fatoumata vit très simplement. Le musicien sénégalais Youssou N’Dour demeure aussi sur place. Il a monté une télévision, il a un groupe de presse, il embauche des gens. C’est bien, car beaucoup d’artistes dits « engagés » habitent ailleurs qu’en Afrique. Sur le plan personnel, l’expérience du terrain m’avait déjà appris les codes sociaux. J’ai pu aller assez loin dans les confidences. Fatoumata était comme ma tante, alors ça a donné lieu à des échanges intenses. Un jour, elle m’a dit : « Je me battrais jusqu’à la mort ». On avait toutes les deux les larmes aux yeux, l’équipe de tournage était pétrifiée.

E.S : Leurs expériences tranchent avec les stéréotypes d’une Afrique qui ne se prend pas en main…

M.L.J : Et pourtant! C’est vrai, il y a des gens qui s’entretuent, mais il y a aussi des gens qui ont envie que ça bouge. J’ai rencontré des personnes incroyables, entre autres, Amoul Yakar Mbaye - ce qui veut dire « pas d’espoir » - qui a donné tellement d’espérance. Il n’a pas pu aller à l’école, alors maintenant il aide des jeunes à financer leurs études. En reportage, j’ai aussi croisé la route d’un pasteur guinéen qui recueille des « drogués ». Il leur chante Dieu avec sa guitare en guise de cure de désintoxication. Un ami, qui est décédé depuis un an, faisait venir des gens de banlieue française pour les faire travailler dans la banlieue dakaroise. Il a organisé des rencontres avec les jeunes des quartiers. De part et d’autre, les jeunes se rendaient compte de la galère. Je reste aussi profondément marquée par Gabrielle, qui, depuis 17 ans, parcourt 90 kilomètres de routes complètement cabossées pour aller soigner des femmes dans le sud du Sénégal. Et il y a des dizaines d’autres exemples.

Pour lire la suite de l'entrevue, cliquez ici.

     
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