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Combattre la pauvreté à coup de louches et de chaudrons

Ariane Lafrenière

« Qu’est-ce que c’est, un fouet? » Le chef cuisinier Jean-Louis Thémistocle venait tout juste de remettre les pieds à Madagascar après plus de trente ans d’absence quand il s’est fait poser cette question par un jeune Malgache. Il était alors en train d’apprendre à quelques personnes comment monter une mayonnaise à l’aide d’une fourchette. Il leur a demandé s’ils avaient un fouet. « Mais qu’est-ce que c’est? », lui a-t-on demandé. Le cuisinier d’origine malgache, affectueusement surnommé chef Thémis, a alors su qu’il avait pris la bonne décision en créant l’organisme Cuisiniers sans frontières.

L’aventure de Cuisiniers sans frontières (CSF) a véritablement commencé quelques années avant la question du fouet, alors que Jean-Louis Thémistocle et sa femme Lucie ont choisi d’aider les plus démunis. « La pauvreté est une notion qui nous fatiguait, ça nous a toujours dérangés, raconte celui qui enseigne à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Nous nous sommes dit que nous devions faire quelque chose de plus concret pour la combattre. » Le couple, qui a œuvré dans le milieu de la restauration pendant près d’une vingtaine d’années, avait déjà l’habitude de donner un coup de main aux personnes défavorisées. Il n’était pas rare de les voir inviter un itinérant à manger dans leur restaurant. Ils ont donc décidé de créer Cuisiniers sans frontières en 2003.

L’idée était simple : donner une formation culinaire de base à un petit groupe d’individus sans emploi. « Notre philosophie a toujours été de donner la canne à pêche au lieu de donner le poisson, image le chef Thémis. Il faut outiller les gens pour leur permettre de sortir de la pauvreté. » Ils avaient avant tout ciblé des adultes qui doivent subvenir aux besoins de toute une famille. « De cette façon, en sortant une personne de la rue, c’est toute une famille que l’on aide », affirme le cuisinier.

Le couple s’est lancé dans l’aventure tête baissée, en amassant peu à peu de l’argent pour mener à bien leur projet. Ironie du sort, ce n’est que quelques mois après le décès de Lucie, en 2006, que leur rêve est devenu réalité et que le chef Thémis est parti pour Madagascar. Sauf qu’en se promenant dans les rues de la ville portuaire de Majunga, Jean-Louis Thémistocle a compris que la tâche serait plus ardue qu’il ne le croyait. « On a parti le projet de façon très candide Lucie et moi, se souvient-il. On se voyait marchant dans la rue pour recruter des gens et leur donner un emploi. C’est ce que j’ai fait, mais les gens trouvaient ça étrange. Souvent, derrière ce genre de générosité, il se cache une arnaque. »

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