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Point de vue

En tant que média sensibilisant aux réalités vécues par les populations africaines, Éthiques et Sociétés a décidé de laisser s’exprimer dans ces pages les différents acteurs sur le terrain qui désirent témoigner de leurs visions et qui contribuent à leur manière à faire de l’Afrique un continent d’histoires et d’espoir.

Vers une nouvelle émeute de la faim?

Par Christian Alain Djoko Kamgain, chercheur et expert en droit de l’homme et action humanitaire.

L’indice des prix alimentaires calculé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a franchi en février dernier un niveau record. Cet indice, qui mesure chaque mois la variation des cours internationaux d'un panier de denrées de base, a bondi de 2,2 % par rapport au mois précédent et de près de 70 % au cours des six derniers mois. Selon la direction de la FAO, la hausse de son indice est consécutive à l'augmentation du prix des céréales, des produits laitiers et de la viande. En fait, de la cinquantaine de denrées prises en compte par cet indicateur, seul le prix du sucre n'a pas augmenté.

Pour comprendre ce qui a mené à ce que le journaliste Stéphane Grawez a appelé dans le magazine belge L’appel les « hausses indigestes » de l’indice des prix alimentaires créé en 1990 par la FAO, il convient de s’interroger sur les racines historiques du phénomène, sans toutefois prétendre à l’exhaustivité.

Ce nouveau pic des prix obéit à une conjonction de plusieurs facteurs complexes et extrêmement divers qui se renforcent mutuellement. Soulignons entre autres que depuis 1980, de l’avis même de la FAO, les fonds gouvernementaux consacrés à l’agriculture sont en net recul, aussi bien dans les riches que des pays dits en voie de développement. Cette situation est savamment entretenue par les orientations que promeut l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

La responsabilité de cette même organisation semble pour le moins perceptible dans le processus de dérégulation de l’agriculture mondiale. En effet, sous l’égide de l’OMC, les politiques de subventions ou plutôt de « dumping » des surplus des pays occidentaux au cours des 20 dernières années ont donné lieu à une baisse drastique des prix agricoles sur l’ensemble du marché mondial. « Dans le même temps, l’ouverture des marchés des pays en développement a eu pour conséquence directe l’appauvrissement des paysans du Sud qui sont venus peupler les bidonvilles, a expliqué à L’appel l’économiste Bruno Bauraind, chercheur au Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea). Dans ce contexte, la majorité de pays en développement n’est plus en mesure d’assurer sa souveraineté alimentaire.»

« Dépendants des cours mondiaux, ces États [en développement] voient aujourd’hui leur budget grevé par la hausse des prix, a ajouté M. Bauraind. À l’inverse, les quelques multinationales qui contrôlent le marché agricole mondial voient, elles, leurs revenus atteindre des sommets.»

Point de vue au complet (version PDF)

     
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