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Environnement

ONG vs OGM

Charles-Éric Blais-Poulin

De Bamako à Montréal, en passant par Paris, les organismes non gouvernementaux (ONG) et les citoyens se mobilisent pour repousser le géant biotechnologique Monsanto hors de leurs champs.

L’idée a germé en 2011 sur une terre de Saint-Hugues, en Montérégie, et pourrait s’égrainer à la grandeur du Québec dès cet été. La multinationale américaine Monsanto, monstre de l’agroalimentaire, et spécifiquement des organismes génétiquement modifiés, commercialisera sous peu des variétés de maïs sucré résistantes aux parasites et à l’herbicide Roundup, lui-même fabriqué par le géant des biotechnologies. Ouste la pyrale, le légionnaire d’automne, le ver de l’épi et la chrysomèle des racines: grâce au génie de la génétique, les produits Tentation, Obsession et Passion, deuxième génération, pourront pousser sans… gêne.

Mais l’entreprise Monsanto, fondée en 1901 et tristement célèbre pour avoir produit les composants de l’agent orange – un herbicide destructeur utilisé par l’armée américaine pendant la guerre du Viêtnam –, fait face à un ennemi sinon plus nombreux, plus coriace que les insectes. À peine commercialisé, le maïs proposé par Monsanto suscite parmi les citoyens, les agriculteurs et les supermarchés du Québec une levée de bouclier quasi unanime, si bien que le premier légume transgénique québécois destiné aux humains pourrait faire chou-blanc. Aux premières lignes : le regroupement Vigilance OGM, qui mène une campagne d’information sans précédent, et qui fait pression sur le gouvernement du Québec pour obliger l’étiquetage des produits transgéniques. «C’est un droit fondamental de savoir ce qu’on mange», soutient Thibault Rehn, secrétaire de l’organisme.

André Simard, député du Parti québécois, l’opposition officielle, a d’ailleurs lancé une pétition en ligne demandant l’étiquetage obligatoire, puisque «rien ne prouve que les OGM sont sécuritaires pour la santé et que les OGM sont des plantes pesticides ou des plantes tolérantes aux herbicides, et que cela rend l’agriculture et l’alimentation encore plus dépendantes des produits toxiques.» La pétition, qui demande au Parti libéral au pouvoir de tenir une promesse vieille de 2003, a récolté 3 650 signatures depuis août 2011.

La résistance à Monsanto, nouvelle dans le pays de Gilles Vigneault, a porté ses fruits dans plusieurs des 66 pays qui hébergent les quelque 400 usines de l’entreprise au chiffre d’affaires gargantuesque – près de 12 milliards de dollars. Du Canada jusqu’en Afrique, en passant par la France, la mobilisation citoyenne a réussi à resserrer la législation sur les OGM et à mettre des bâtons dans les roues du tout puissant Monsanto.

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