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Entrevue: Rachel Mwanza, un espoir pour les enfants de la rue 

Charlotte Lopez  

Avant de fouler les tapis rouges des grands festivals internationaux, l’actrice congolaise Rachel Mwanza a connu les horreurs de la vie dans les rues de Kinshasa. L’adolescente de 17 ansdécouverte grâce au film Rebelle du Québécois Kim Nguyen raconte aujourd’hui sa courte, mais déjà très mouvementée histoire dans le livre Survivre pour voir ce jour, écrit en collaboration avec le journaliste et scénariste kinois Mbépongo Dédy Bilamba. Éthiques et Sociétés l’a rencontré à Montréal pour discuter de ses projets d’avenir

Rachel, tu vis depuis la mi-janvier à Montréal chez l’une des productrices du film Rebelle, Anne-Marie Gélinas. Quels sont tes projets pour 2014?
Je vais à l’école où j’étudie des matières de base comme les mathématiques et le français. J’ai quatre professeurs. Je vais étudier toute l’année, et je voudrais faire ça tout le temps si je le pouvais! Je suis aussi des cours de boxe et je cours quand je peux, quand il n’y a pas de neige comme aujourd’hui. J’ai appris de nouveau à lire et à écrire, et maintenant ça va beaucoup mieux. Je pratique aussi mon anglais, Anne-Marie ne parle qu’anglais à la maison. Je regarde tous mes films en anglais aussi, j’adore ça!  

Après avoir vécu pendant quatre ans dans les rues de Kinshasa, comment te sens-tu dans ta nouvelle vie d’étudiante montréalaise?
Je suis fière de ce que je suis et j’aime ce que je suis. Je ne suis pas comme tout le monde, mon père me l’a dit l’autre jour au téléphone. Je suis vraiment douée et très intelligente, tout le monde le dit. À l’école, ils disent que j’apprends très vite. Dédy Bilamba [le co-auteur de son autobiographie] dit que personne ne peut imaginer comment je suis intelligente, que j’ai un vrai don. Les gens croient que parce que j’ai un retard je ne connais rien, mais je connais plein de choses, je connais la vie. J’ai vécu tellement de choses, que je sais plus de choses qu’eux. J’ai compris le monde et les gens, je suis capable en deux minutes de comprendre qui est la personne en face de moi, alors qu’elle, elle ne comprendra jamais qui je suis. C’est un don. Dieu savait tout ça. Il s’est peut-être arrangé, comme Moïse, pour que je fasse sortir les enfants de la rue. Parce que si tout ça ne m’était pas arrivé, je ne serais pas là aujourd’hui pour aider les enfants. Tant que le cœur d’une personne bat, la vie peut encore changer.

Tu viens de publier ton autobiographie, Survivre pour voir ce jour. Dans les premières pages, tu expliques ton désir de « susciter l’espoir, [d’]alerter sur les souffrances des autres et dénoncer cette misère ». Que comptes-tu faire concrètement pour aider les enfants ?

     
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