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Épargnée par la crise économique ?

Zora Ait El Machkouri

Plus personne ne la nie, tout le monde en parle, l’évoque comme réponse aux grands maux quotidiens, d’un bout à l’autre de l’Atlantique, du Canada aux États-Unis, en passant par l’Europe, l’Asie, la crise économique mondiale affecte toutes les composantes du système capitaliste mondial.

Pour une fois, l’Afrique fait exception. Toujours délaissé économiquement, socialement, marginalisé et réduit à ses problèmes endémiques, le continent noir semble ne pas encore faire les frais de la récession mondiale. Par chance, diront certains, son enclavement a permis d’assurer sa résistance car la formule capitaliste est encore loin d’être le modèle commun sur le continent.

Mais si enclavement il y a, c’est aussi parce que les pays africains vivent encore de l’aide internationale. Dépendance malsaine, néocolonialisme économique ou simple altruisme gouvernemental, il n’en reste pas moins que cette aide est encore aujourd’hui nécessaire. Les membres du G8 se sont même engagés en 2005 à augmenter de plus de 26 milliards de dollars leur aide à l'Afrique d'ici 2010. Nous sommes à la veille de 2010… et l’aide reçue atteint à peine la moitié de ce qui a été promis. Rien ne sert de se voiler la face, le continent est loin d’être une priorité, il a droit à des promesses d’enveloppes, mais sur le terrain les organisations non gouvernementales crient souvent à l’urgence et au besoin de fonds.

Cette année, le Canada, par exemple, souvent perçu comme un des meilleurs élèves en terme d’humanitaire et d’aide internationale, a exclu huit pays africains de sa liste des États prioritaires de l'aide au développement, soit le Malawi, le Burkina Faso, le Kenya, la Zambie, le Bénin, le Cameroun, le Rwanda et le Niger. Auparavant, 70% de l’aide canadienne allait à l’Afrique, aujourd’hui c’est seulement 30%. Le Canada compte plutôt privilégier des pays dits « intermédiaires ». La raison ? Il est loin d’être hasardeux que le voisin des États-Unis, ayant signé l’an dernier deux accords bilatéraux de libre-échange avec la Colombie et le Pérou, ait ajouté ces deux pays d’Amérique latine sur la liste des bénéficiaires de l’aide canadienne. La Colombie et le Pérou sont pourtant considérés comme « pays à revenus intermédiaires », selon l’indice de développement humain des Nations-Unies, sans compter que le produit intérieur brut de la Colombie par exemple est 40 fois supérieur à celui du Rwanda.

Le Canada n’est malheureusement pas à part des pratiques des autres pays donateurs, qui, loin de répondre à des besoins effectifs, orientent plus souvent leur politique d’aide internationale selon leurs propres intérêts économiques.

 

 

     
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