Accueil | Boutique | Abonnement Magazine | Contact

Abonnez-vous au magazine Sans Frontières : 49$/an Livraison incluse

Abonnement magazine
**Le magazine Éthiques et Sociétés devient le Magazine Sans Frontières.Visitez notre nouveau site internet.

Éditorial: Mauvais départ 

Zora Ait El Machkouri.

Mauvais départ. L'année 2014 ne commence pas en fanfare pour l'Afrique. De nombreuses crises et combats gangrènent le continent de part et d'autre. Aux anciennes crises du Mali ou du Soudan du Sud, s’ajoutent la crise politique et humanitaire en République centrafricaine ou encore l'éventuelle crise alimentaire au Zimbabwe. 

La crise politique malienne, débutée en 2012 qui a vu les rebelles islamistes reculés face aux troupes françaises au Nord du pays fin 2013, est loin d'être terminée pour les quelques 167 000 déplacés dans les pays voisins du Niger, du Burkina Faso et de la Mauritanie. Le Haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés et le Programme alimentaire mondial ont d’ailleurs appelé conjointement la communauté internationale à ne pas oublier les Maliens avec la prolifération des crises humanitaires ailleurs dans le monde. Une demande qui se chiffre à près de 166 millions de dollars pour répondre aux besoins des réfugiés pour 2014. 

Mais comment « re-sensibiliser » la communauté internationale à la cause malienne quand elle tente déjà d'éteindre l'incendie de la Centrafrique. 

Le contingent français et les Nations Unies pensaient endiguer rapidement la crise et pacifier la région. Mais le renfort d'hommes et la fuite massive de la communauté musulmane ne sont que les signes visibles que l'on est bien dans un autre bourbier. Les Musulmans représentaient 15% de la population centrafricaine, ils ne sont plus que 2%! Dès lors que le communautarisme s'est emparé de la problématique et que le conflit s'est balisé entre chrétiens et musulmans, le processus de paix sera sans aucun doute très long encore…au détriment de la situation humanitaire. La Croix-Rouge demande, en vain, aux différentes parties de respecter les règles de base du droit international humanitaire afin que les populations civiles soient épargnées. À Yaloké et à Gaga, dans l’ouest du pays, la population n’a plus accès à l’eau potable. 

Serait-ce verser dans le fatalisme que de constater que certaines crises importantes peinent à se résoudre? 

Heureusement, certains autres exemples sur le continent donnent espoir. La Sierra Leone a été elle-même déchirée. Aujourd’hui, les Nations-Unies se retirent du pays car la détermination et la volonté d’une paix durable se sont concrétisées en actes politiques. 

Un mauvais départ ne présage donc pas une mauvaise fin.
     
    Abonnement magazine

    pub



     
       
    Emploi a domicile ONG Afrique Cellulite Huile d'olive Comment jardiner Vergetures Traitement rides Condo a louer Floride Roulette en ligne