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Éditorial

Tous les voyants sont au rouge

Zora Ait El Machkouri

La famine qui a touché la Corne de l’Afrique n’est pas encore totalement résorbée que de l’autre côté du continent, à l’est, la région du Sahel s’enfonce dans une crise alimentaire sur fond de conflits locaux qui poussent des milliers de réfugiés a quitté leur pays.

La crise sahélienne se compose en effet de plusieurs facteurs, à savoir la sécheresse, les fortes diminutions de production céréalière avec des récoltes catastrophiques l'automne dernier et les prix élevés des céréales disponibles sur les marchés. Mais aussi les conflits, notamment au nord du Mali où les réfugiés migrent vers le sud et les pays voisins. On compte près de 63 000 personnes déplacées à l’intérieur du Mali et plus de 60 000 réfugiés maliens dans les pays voisins selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Les combats entre des groupes rebelles touaregs du MNLA (Mouvement National de Libération de l'Azawad) et les forces gouvernementales dans la région Azawad ont débuté à la mi-janvier.

Résultat : entre 10 et 15 millions de personnes, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), sont exposées à une crise alimentaire et nutritionnelle qui menace de dégénérer en urgence de grande ampleur dans tout le Sahel. Soient près de 5,4 millions de personnes touchées au Niger, 3,6 millions au Tchad, 3 millions au Mali et au 1,7 million au Burkina Faso, 850 000 au Sénégal, 713 500 en Gambie et 700 000 personnes en Mauritanie.

La FAO a lancé, le 9 mars, un appel de fonds supplémentaires de près de 70 millions de dollars pour venir en aide prioritairement à 790 000 familles dépendantes de l’élevage et de l’agriculture pour protéger et restaurer leurs moyens d’existence.

Mais comment convaincre de nouveau les donateurs, institutionnels et civils, après la forte mobilisation l’été dernier pour la Corne de l’Afrique? Une mobilisation jugée tardive car des milliers de vies et des millions d'euros auraient pu être épargnés si la communauté internationale avait réagi à temps, dès les premières alertes, selon un rapport d’Oxfam et de Save the Children publié en janvier dernier.

Pour éviter la lenteur de 2011, pour éviter les premières images d’enfants décharnés au journal télévisé, il nous incombe à nous, média sensibilisant aux réalités africaines, de parler du Sahel, de faire comprendre l’ampleur de la crise, ses enjeux, mais surtout qu’il est encore possible de sauver des vies.

     
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