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Éditorial : Vent révolutionnaire et crise humanitaire

Zora Ait El Machkouri

Difficile d’entamer cette édition sans évoquer les violences et le vent révolutionnaire qui souffle sur certains pays arabes du continent africain. À la Tunisie de Ben Ali, succède l’Égypte de Moubarak, et beaucoup souhaitent voir la Libye de Kadhafi déchoir durant ce « printemps arabe ».

Mais à l’instabilité politique et au refus du Colonel de céder, s’ajoute inévitablement un coût humain et un risque humanitaire élevé. Les médias étrangers, les témoignages de locaux via les réseaux sociaux et les organisations de défense de droits de l’homme font part de répressions démesurées, et de victimes difficilement quantifiables. La Fédération internationale des droits de l’homme parle de plus de 600 morts et l'ambassadeur adjoint de la mission libyenne aux Nations Unies, Ibrahim Dabbashi, les estiment à des milliers. Par ailleurs, une « crise humanitaire » naît en ce moment à la frontière tuniso-libyenne, avec plus de 10 000 personnes fuyant le pays selon le Croissant Rouge.

Les Émirats arabes unis et le Qatar ont d’ailleurs annoncé l'envoi d'avions d'aide humanitaire pour soulager la population, la Commission européenne a offert de débloquer 3 millions d'euros afin de répondre aux besoins urgents. Quant à la France, elle est sur le point d’envoyer deux avions d'aide humanitaire à Benghazi.

La communauté internationale semble répondre au besoin humanitaire de la population et tourne aujourd’hui le dos au régime libyen. Mais songez que l’année dernière encore, seuls 37 pays sur 192 avaient refusé l’admission de la Libye à la commission des droits de l’homme des Nations Unies, lui permettant ainsi d’être élue malgré l’opposition de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme.

Ainsi, avant que la population ne descende dans les rues et ne se fasse entendre, avant que l’effet domino_ suite à la mort du Tunisien Mohamed Bouazizi_, ne parvienne en Libye, la communauté internationale ne semblait pas plus choquée par le régime du Colonel et ses exactions.

Ce n’est plus un secret, la géopolitique est guidée depuis toujours par des intérêts particuliers. L’aide internationale est un bon exemple de cette hypocrisie géostratégique. Les pays donateurs orientent de plus en plus leur aide humanitaire et au développement en fonction d'intérêts sécuritaires et de politique étrangère. Cette constatation de l’organisation Oxfam montrent que certains pays tendent à concentrer davantage leur aide au profit des pays supposés représenter une menace pour leurs propres intérêts sécuritaires immédiats, tout en négligeant d'autres régions tout aussi vulnérables, pauvres et affectées par des conflits . L’aide canadienne attribuée aux pays africains en est un parfait exemple comme vous le verrez dans les pages de notre dossier spécial.

     
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