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Éditorial

Malheureusement, la Croix-Rouge a 150 ans.

Zora Ait El Machkouri

Malheureusement le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a 150 ans.

Malheureusement, car les besoins humanitaires en zone de conflit, des batailles de la fin du XIXème siècle à la République démocratique du Congo actuelle en passant par les deux guerres mondiales, n’ont pas faibli depuis.

Malheureusement, car le travail de la Croix-Rouge sur le terrain est devenu nécessaire pour panser les milliers de personnes blessées, violées, déplacées, réfugiées, des «dommages collatéraux» entrainés, souvent malgré eux, dans des conflits régionaux.

Près de 150 ans d’action humanitaire sur le front et le CICR s’efforce de secourir, en toute impartialité, même si les parties impliquées sont généralement persuadées du contraire.

Dans certaines zones où d’autres ONG internationales sont exclues, le CICR, fort de sa réputation, est tolérée. Mais il a dû s’adapter aux conflits contemporains, prendre en compte toutes les spécificités locales et accélérer sa capacité de réaction comme en Côte d’ivoire, en Libye, au Niger, en Somalie, au Sud-Soudan, au Rwanda ou encore au Mali.

Mali, où dernièrement le CICR s’est mobilisé dès le début de l’intervention de la France en janvier dernier. Ce qui lui a permis d’anticiper les revirements de situation résultant des combats entre l’armée malienne appuyée par la France, les Touaregs et les rebelles islamistes.

Aujourd’hui, les premiers déplacés maliens rentrent, même si la situation politique et humanitaire est loin d’être stabilisée. Ils étaient près de 300000 déplacés internes, quittant le Nord pour le Sud. Mais la précarité et la cherté des villes du Sud comme Bamako leur ont fait prendre le chemin du retour.

Pourtant Gao et Tombouctou sont encore des villes partiellement en ruines: écoles, infrastructures, hôpitaux, etc. Le manque d’eau dans certains quartiers fait craindre des épidémies de choléra et l’appel de fonds humanitaire pour le Mali n’est à ce jour financé qu’à hauteur de 32%.

Encore du travail pour la Croix-Rouge, au Mali et ailleurs.

Malheureusement pour encore les 150 prochaines années.

     
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