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Droits de l'homme 

Quand mécanique rime avec droits humains

Benoîte Labrosse

Certains font avancer des causes humanitaires sans même en être conscients, et ça a longtemps été le cas de la mécanicienne Joséphine Yaméogo. Jusqu’à ce qu’un homme perspicace réussisse à l’inscrire à une formation sur les droits humains, durant laquelle elle a pris conscience que ses actions, pour permettre aux femmes du Burkina Faso d’exercer des métiers non traditionnels, poursuivaient des buts plus universels qu’elle ne le pensait.

«Depuis longtemps, je luttais pour mes droits, mais je ne savais pas que je le faisais!» Voilà qui résume le parcours professionnel de Joséphine Yaméogo, mécanicienne-propriétaire du Garage féminin Dieu Béni qui a pignon sur rue à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso.

Ancienne enseignante en école primaire privée, Joséphine a décidé à la fin des années 1990 de se convertir à la mécanique d’engins à deux roues – mobylettes, motos, cyclomoteurs. «C’est un défi que je me suis lancée après avoir eu à pousser ma mobylette en panne sur 5 kilomètres avec mon enfant sur le dos parce que je ne savais pas me débrouiller en mécanique, raconte-t-elle. J’ai réalisé que si j’avais su comment faire, j’aurais pu la réparer moi-même sur place!»

La jeune femme s’inscrit donc à une formation de deux ans au Centre féminin d’initiative et d’apprentissage aux métiers de Koudougou (CFIAM), à 75 km de la capitale, et réalise deux stages, dont un à la Société industrielle du Faso. «Dans les usines, on ne voyait pas l’aspect “femme”, donc ça se passait bien, affirme l’apprenti. Mais j’ai refusé de rester dans ce milieu-là, parce que je voulais travailler dehors “comme un homme”. Après tout, ce n’est pas le sexe qui travaille! Ce que l’homme fait, la femme peut le faire, et le contraire aussi.»

Tous ne partagent pas son avis. Celle qui assure être «la première femme avec une formation en mécanique d’engins à deux roues à ouvrir son propre garage au Burkina» a dû faire ses preuves auprès des clients du quartier ouagalais de Karpala. «Le jour où j’ai ouvert mon garage sur le bord d’un goudron [route asphaltée, NDLR], en 2000, beaucoup de gens sont venus pour voir, se remémore Joséphine. Ils n’avaient jamais vu une femme faire de la mécanique. Et certains ne m’en croyaient pas capable.»

(Crédit Photo: Joséphine Yaméogo)

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