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Tunisie : la Révolution de jasmin. État des lieux des droits humains

Samya Ramdane

Le 1er février dernier, le Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies annonçait la mort de 219 personnes ainsi que 510 personnes blessées depuis le début des manifestations populaires fin 2010. Retour sur le renversement, en quelques semaines, du régime tunisien.

Le 17 décembre dernier, la police réquisitionne la marchandise de Mohamed Bouazizi, vendeur ambulant. En réaction, le jeune homme de 26 ans s'immole par le feu à Sidi Bouzid, ville du centre-est du pays. Depuis, la Tunisie connaît un bouleversement populaire et politique majeur.

Le lancement des manifestations a lieu à Sidi Bouzid le 19 décembre. Des mouvements de révolte gagnent Bouziane puis Tunis la capitale, avant l'éclosion de plusieurs foyers de contestation dans tout le pays. Le président Zine El Abidine Ben Ali s'exprime alors à la télévision pour minimiser le mouvement populaire. En parallèle, les forces de l'ordre usent de méthodes violentes de dissuasion à l'encontre des Tunisiens rassemblés dans la rue : tirs par balle, gaz lacrymogène, arrestations...

Début janvier 2011, Mohamed Bouazizi meurt de ses blessures. Les revendications pour une économie plus transparente, de meilleures conditions de vie et la transformation démocratique du pays soulèvent les foules, notamment grâce à des manifestations de plus en plus organisées via Internet. Face à cette mobilisation, Ben Ali, président depuis 23 ans, annonce le 13 janvier qu'il ne se représentera pas aux élections de 2014. Colère du peuple tunisien qui se réunit de nouveau le lendemain, lançant un appel à la démission immédiate du président qui quittera le pays en compagnie de son épouse, Leïla Trabelsi, le 15 janvier pour se réfugier en Arabie Saoudite.

La création en urgence du nouveau gouvernement de transition et la nomination à la tête de l'État de Foued Mebazaa, n'apaisera aucunement la population qui souhaite un assainissement complet des forces dirigeantes. La présence, au sein de la nouvelle formation, d'anciens membres du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), parti de Ben Ali, renforce encore un peu plus les tensions. Le 27 janvier, Mohamed Ghannouchi, l'ex-Premier ministre de Ben Ali restant en tête du gouvernement, annonce le renvoi des principaux alliés de l'ancien président. Cela n'empêche pas les manifestants de siéger devant la Kasbah où se situent les bureaux du Premier ministre. Les forces de sécurité leur rendront une visite peu cordiale et dénoncée par nombre d'organisations et d'associations de défense des droits de l'homme.

Des élections présidentielle et législative devraient se tenir dans six mois.


ENTREVUE EXCLUSIVE
« Des chantiers importants viennent d'ouvrir…»

Entrevue avec Souhayr Belhassen, Présidente de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH).

Propos recueillis par Samya Ramdane

Pour lire l'entrevue complète

Crédit Photo: Fidh

 

     
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