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Droits de l’homme

Le rideau tombe sur Droits et Démocratie

Benoîte Labrosse

Plus de trois ans après le début d’une saga politico-médiatique pleine de rebondissements - nomination d’administrateurs controversés, demandes de démission en bloc, mort du président au sortir d’une réunion houleuse, enquête interne qui blanchit ledit président, renvoi massif d’anciens cadres, nomination d’un nouveau président proche du parti au pouvoir, etc. - le gouvernement canadien a décidé de fermer l’organisme Droits et Démocratie. Il a même choisi de l’enterrer : l’abrogation de la loi qui avait promulgué l’existence de l’ONG a été insérée dans un projet de loi omnibus de plus de 400 pages.

«Depuis un certain temps, les nombreux problèmes auxquels est confronté le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, aussi connu sous le nom de Droits et Démocratie (D&D), ont été exposés sur la place publique. Il est maintenant temps de tourner la page et d’aller de l’avant.» C’est dans ces mots que le ministre des Affaires étrangères canadien, le conservateur John Baird, a annoncé la fermeture de l’organisme non partisan le 3 avril dernier.

Le bref communiqué du ministre Baird, où il cite également les «efforts visant à réaliser des économies tout en maximisant l’efficacité [du gouvernement]», a mis fin à un engagement de 24 ans pour la promotion des droits de l’Homme et des valeurs démocratique dans des pays où ils étaient menacés, notamment en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo et au Zimbabwe. Ironiquement, D&D avait été fondé en 1988 par un autre gouvernement conservateur - progressiste celui-là -, celui de Brian Mulroney. Selon la Loi sur le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, le gouvernement canadien finançait annuellement l’ONG – à hauteur d’une dizaine de millions de dollars ces dernières années - et nommait ses administrateurs, tout en lui laissant une totale indépendance d’action. Un rapport annuel était remis au Parlement.

Dès l’annonce de sa fermeture, D&D – qui n’a pas répondu aux demandes d’entrevue d’Éthiques et Sociétés – a affiché un court message sur son site internet. «Cette décision appartient au gouvernement du Canada et nous ne la commenterons pas, peut-on y lire. Pour la suite des choses et la transition, nous allons suivre les instructions du Conseil d’administration.»

À Ottawa, les partis d’opposition n’ont pas eu la même réserve. «Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage, a imagé Hélène Laverdière, porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NDP) en matière d'affaires étrangères. C'est exactement ce que le gouvernement a fait. Ils sont intervenus, ils ont miné l'organisation, ils l’ont empoisonnée, et maintenant ils disent "C’est une organisation malade, alors on la tue."»

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