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Droits de l'Homme : que s'est-il passé dans l'ouest de la Côte d'Ivoire?

Édouard Archer et Nathalie Akpa

Le 4 décembre 2010, la Côte d’Ivoire entrait dans une grave crise politique suite à l’auto proclamation de deux présidents : Alassane Ouattara, officiellement élu et le seul reconnu par les Nations Unies, et le président encore en exercice, Laurent Gbagbo. Les affrontements sanglants entre partisans des deux camps feront plus de 3 000 morts et près d’un million de déplacés selon les autorités ivoiriennes. L’arrestation de l'ancien président Gbagbo, le 11 avril dernier, donne le coup d’arrêt formel des combats. L'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International a enquêté sur les violences commises pendant cette période de chaos post-électoral. En tout, plus de 200 témoignages ont été recueillis et documentés par l'organisation. Bilan de deux mois d'enquête.

« Toutes les parties au conflit ont commis des crimes au regard du droit international, y compris des crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.» Les conclusions du rapport d'Amnesty International, publié le 25 mai dernier, sont sans appel. Intitulé Ils ont regardé sa carte d'identité et l'ont abattu, le document retrace, avec de nombreux témoignages à l'appui, l'escalade de violences dont a été le théâtre la Côte d'Ivoire pendant les six mois qui ont suivi l'élection présidentielle. Parties d'Abidjan, « les violences les plus graves ont été commises dans l'ouest du pays», rapporte l'organisation internationale, une région particulièrement riche en plantation de cafés et de cacao, et en proie depuis longtemps à des tensions intra-communautaires. Dans cette forêt ivoirienne, la ville commerçante de Duékoué a connu un important massacre, rapporte Amnesty.

« Ils ont regardé sa carte d'identité et ils l'ont abattu. »

Duékoué, 80 000 habitants, est une ville stratégique : principal point de passage entre la « route du cacao » menant vers le port de San Pedro, premier port de l'ouest pays, et la capitale Yamoussoukro. Elle est située au cœur d'une région forestière et montagneuse où des conflits ethniques et fonciers opposent deux communautés principales. D'un côté les Guérés, traditionnellement propriétaires des terres cultivables et considérés comme favorables à Laurent Gbagbo et de l'autre les Malinkés, une communauté constituée majoritairement d'agriculteurs, dont beaucoup sont devenus des métayers liés à l'ethnie guéré. Depuis la partition de facto de la Côte d'Ivoire en 2002, la riche ville de Duékoué a été rattachée à la partie Sud (pro-Gbagbo) du pays; dès lors de nombreux cas de violences entre les deux communautés ont été relevées dans les médias ivoiriens. En 2005, 41 membres de l'ethnie guéré furent assassinés. Alertée par cette recrudescence de violences, la force de sécurité des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) dépêchera même une centaine de casques bleus dans ce secteur. La sécurité sera rétablie, mais les tensions communautaires resteront latentes.

Pour lire l'article au complet, cliquez ici.

Photo : © Amnesty International

     
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