Accueil | Boutique | Abonnement Magazine | Contact

Abonnez-vous au magazine Sans Frontières : 49$/an Livraison incluse

Abonnement magazine
**Le magazine Éthiques et Sociétés devient le Magazine Sans Frontières.Visitez notre nouveau site internet.

Dossier spécial

Collaboration entre les organismes de coopération et le secteur privé. Un beau risque?

Etienne Plamondon Emond 

La tendance est mondiale, mais les orientations du gouvernement conservateur ont accéléré l’arrivée du phénomène au Canada : de plus en plus d'organismes de coopération internationale (OCI) collaborent avec le secteur privé ou envisagent de le faire. Devant ce mouvement, qui semble irréversible, les regroupements nationaux d'OCI cherchent à outiller leurs membres et à déterminer des balises pour leur permettre de s'avancer sur ce terrain glissant. 

« On n'a pas le choix », a répondu d'emblée Nadja Pollaert, directrice générale de la Fondation Paul Gérin-Lajoie lorsque la question des avantages d'une collaboration avec les entreprises a été soulevée. « On est dans un contexte de financement particulier, a-t-elle souligné. On ne peut pas faire la fine bouche. On a besoin de vivre, on a des gens à payer et une mission à accomplir. » 

La méfiance était souvent palpable dans la salle universitaire Marie-Gérin-Lajoie au cours d'un récent colloque sur la responsabilité sociale des entreprises et la collaboration entre les entreprises privées et les OCI du Canada. Organisé les 27 et 28 mars derniers par l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et l'Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), cet évènement visait à stimuler la réflexion et à échanger des expériences, mais aussi à permettre au secteur privé et à la société civile de « s'apprivoiser ». Un objectif crucial dans un contexte où les politiques fédérales en matière d'aide étrangère les poussent à s'unir dans un mariage de raison. 

Plusieurs représentants d'ONG militantes se sont montrés critiques et incisifs, tandis que des représentants du secteur privé restaient sur la défensive ou manifestaient même une certaine exaspération. Si le soutien à de petites et moyennes entreprises ou des coopératives dans les pays du Sud fait plutôt l'unanimité, les partenariats avec les plus grosses multinationales canadiennes demeurent plus controversés. L'éternel débat entre la création de richesse et la redistribution de ladite richesse comme moyen de développer les collectivités du Sud alimentait également les conversations. 

Aux membres qui lui ont manifesté une inquiétude devant cette ouverture aux bonnes pratiques possibles avec le privé, le directeur général de l'AQOCI, Gervais L'Heureux a répondu que « de toute façon des collaborations se font déjà ». « On peut se faire croire qu'elles n'existent pas et jouer les purs, mais elles existent, confie-t-il à Éthiques et Sociétés. Alors, aussi bien prendre la question à bras-le-corps et voir comment on peut aider nos membres dans cette réflexion ».



     
    Abonnement magazine

    pub



     
       
    Emploi a domicile ONG Afrique Cellulite Huile d'olive Comment jardiner Vergetures Traitement rides Condo a louer Floride Roulette en ligne