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Changement de la stratégie canadienne en Afrique ou quand l’idéologie côtoie l’aide internationale

ENTREVUE EXCLUSIVE DE BOB RAE

« Le gouvernement canadien ne se préoccupe pas du tout de l’Afrique. D’un point de vue politique et géostratégique, mais également moral et éthique, c’est un véritable désastre. »

Benoîte Labrosse

Le 25 février 2009, le ministère canadien de la Coopération internationale annonçait une restructuration en profondeur de ses programmes d’aide bilatéraux aux pays en voie de développement. L’Afrique en est sortie grande perdante, car l’Agence canadienne de développement international (ACDI) s’est retirée de huit des quinze pays du continent qu’elle appuyait auparavant. Deux ans plus tard, l’incompréhension subsiste toujours quant à la décision prise par le gouvernement dirigé par le Parti conservateur du Canada, puis très peu expliquée aux principaux intéressés, tout comme aux spécialistes des questions internationales. Pour tenter d’y voir plus clair, Éthiques et Sociétés s’est entretenu avec Bob Rae, porte-parole du Parti libéral du Canada en matière d’affaires étrangères et député fédéral de Toronto-Centre.

Tout d’abord, pouvez-vous nous dresser un portrait de l’aide étrangère canadienne aux pays en voie de développement à l’heure actuelle?

Cette année, les dépenses canadiennes en aide étrangère n’atteignent même pas 0,4 % du produit intérieur brut (PIB) canadien. Malheureusement, ce pourcentage risque d’aller en s’amenuisant, car, en réponse aux déficits engendrés par la crise économique mondiale, le gouvernement a décidé de geler le budget dévoué à l’aide étrangère pour cette année et les suivantes, sans donner de détails sur la durée de ce gel.

Il n’y a pas de doute, sortir le Canada du déficit est primordial. Toutefois, il ne faudrait pas que cela se fasse sur le dos des pays en voie de développement comme cela semble être le cas actuellement. Le gouvernement conservateur dit avoir augmenté le transfert de nourriture et les programmes d’urgence, mais cela laisse tout de même de côté plusieurs pays qui auraient besoin du support du Canada.

Lire la suite de l'entrevue


Les mystérieux choix de l’ACDI (l’Agence canadienne de développement international)

Benoîte Labrosse

Pourquoi appuyer des initiatives pour la santé des mères et des enfants au Mozambique et au Mali, mais pas au Bénin et au Niger? Pourquoi supporter la réforme du secteur public au Ghana, mais ne pas faire de même au Burkina Faso? Voilà des questions que plusieurs se posent depuis que l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a décidé de concentrer son aide bilatérale dans sept pays africains, et d’en délaisser huit autres. Éthiques et Sociétés a tenté de faire la lumière sur les critères qui ont guidé ces choix, jamais encore justifiés publiquement. Sans plus de succès qu’au moment de leur annonce, il y a deux ans.

« Nous continuerons de venir en aide aux plus démunis, mais [80% de] notre aide bilatérale sera concentrée [dans 20 pays] pour mieux tirer parti du financement consacré à l'aide et faire toute la différence au monde pour les gens à qui nous venons en aide. » L’annonce de la ministre de la Coopération internationale du Canada, la députée conservatrice Beverley Oda, a pris tout le monde par surprise le 25 février 2009. En premier lieu les ambassadeurs des huit pays africains mis de côté - le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Kenya, le Malawi, le Niger, le Rwanda et la Zambie – qui, selon le porte-parole de l’opposition en matière d’affaires étrangères, Bob Rae, n’auraient pas été avertis à l’avance de cette décision (voir entrevue page 16).

Très peu de détails ont alors filtré quant à la grille d’analyse qui a mené au choix – et au rejet – des différents pays bénéficiaires du financement bilatéral canadien ainsi remanié « pour offrir une aide internationale plus centrée, plus efficace et plus responsable ». En janvier dernier, Éthiques et Sociétés a contacté l’ACDI pour tenter d’en savoir plus sur les motivations exactes derrière la sélection de chacun des pays. Nous n’avons pas pu obtenir de réponses détaillées. Le même constat s’applique quant aux arguments qui ont poussé l’agence à délaisser trois des pays les plus pauvres du monde que sont le Burkina Faso, le Niger et le Bénin.

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