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Enfance

Association Enfance Maghreb Avenir. Éduquer par l’exemple

Karine Dachy

Le Royaume chérifien est détenteur aujourd’hui d’un triste record, celui d’un des taux d’abandon scolaire très élevé. Or, au Maroc, beaucoup d’écoles sont dans un état de délabrement avancé avec des sanitaires qui ne fonctionnent pas... Najate Limet, de retour au pays après 25 ans d’absence décide de créer l’association Enfance Maghreb Avenir (EMA) dont l’objectif est la réfection des écoles pour accueillir les enfants dans un «lieu d’éducation» propre. Rencontre avec une militante qui veut redonner à l’école ses fonctions de lieu d’ouverture d’esprit, de rencontre de l’autre et d’ascenseur social.

«Ce qu’on appelle école dans les bidonvilles ne sont que des bâtiments préfabriqués sans infrastructures éducatives et sanitaires en état de fonctionnement, posés au milieu de terrains vagues jonchés d’ordures», constate amèrement Najate Limet. Après de nombreuses années passées en France pour suivre une formation d’avocate, la juriste a décidé de rentrer au Marocen 2007, où elle se rend compte avec stupeur que la situation de l’école marocaine s’était aggravée par rapport aux années 1980. Lors de visites d’écoles de la périphérie de Casablanca, elle découvre des établissements de près 500 ou 800 enfants sans toilettes, sans eau et avec des classes qui frôlent les 60 élèves.

Aussi, en 2003, les attentats de Casablanca, déclenchés par des jeunes garçons issus du bidonville de Sidi Moumen, font prendre conscience à Najate que, même s’ils n’en sont l’unique cause, les bidonvilles de la mégapole ont contribué à fabriquer des bombes humaines. Elle décide donc de fonder le 31 janvier 2006 l’association Enfance Maghreb Avenir (EMA) dont l’objectif est de créer «une école digne de ce nom».

Au Maroc, même dans des grandes villes, certains établissements scolaires ne disposent pas d’installations sanitaires fonctionnelles. Les enfants doivent parfois rapporter de l’eau et se retenir d’uriner entre les heures de cours. «Il faut bien comprendre que l’école se transforme en véritable calvaire pour les enfants qui ne peuvent ni boire, ni faire leurs besoins, ni se laver les mains, détaille Najate. Et les choses sont plus graves pour les filles que pour les garçons qui eux, peuvent se soulager plus facilement contre un arbre. D’ailleurs, en Afrique, on sait que l’absence de sanitaires est une des raisons les plus importantes qui motive l’abandon scolaire.»

«Dans les bidonvilles, notre première mission est donc de montrer aux enfants que la propreté existe, et que ce qu’ils vivent dans leur quartier n’est pas quelque chose qu’ils doivent considérer comme normal», poursuit la juriste.

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(Crédit photo:Enfance Maghreb Avenir)


     
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